Convocation à entretien préalable à une sanction
Lorsque l'employeur envisage une sanction disciplinaire qui a une incidence, immédiate ou non, sur la présence du salarié dans l'entreprise, sa fonction, sa carrière ou sa rémunération (mise à pied disciplinaire, mutation, rétrogradation), il doit d'abord le convoquer à un entretien préalable. La convocation précise l'objet de l'entretien, sa date, son heure, son lieu, et rappelle que le salarié peut se faire assister par une personne de son choix appartenant au personnel de l'entreprise.
Le modèle principal vise une sanction autre qu'un licenciement ; la variante s'emploie lorsque la sanction envisagée peut aller jusqu'au licenciement, ce qui impose les règles plus strictes de la procédure de licenciement.
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Modèle principal
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[Raison sociale]
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[Madame / Monsieur] [Nom du destinataire]
[Adresse du destinataire]
[Code postal Ville du destinataire]
[Ville], le [Date]
Lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre décharge
Objet : Convocation à un entretien préalable à une sanction disciplinaire
[Madame / Monsieur],
Nous envisageons de prendre à votre égard une sanction disciplinaire.
Nous vous convoquons à cet effet à un entretien préalable qui se tiendra le [date de l'entretien] à [heure de l'entretien], dans [lieu précis de l'entretien], avec [Prénom Nom], [Fonction].
Au cours de cet entretien, nous vous indiquerons le motif de la sanction envisagée et recueillerons vos explications.
Vous pouvez vous faire assister lors de cet entretien par une personne de votre choix appartenant au personnel de l'entreprise.
Nous vous prions d'agréer, [Madame / Monsieur], l'expression de nos salutations distinguées.
[Prénom Nom]
[Fonction]
Signature
Variante : sanction pouvant aller jusqu'au licenciement
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[Raison sociale]
[Adresse]
[Code postal Ville]
[Madame / Monsieur] [Nom du destinataire]
[Adresse du destinataire]
[Code postal Ville du destinataire]
[Ville], le [Date]
Lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre décharge
Objet : Convocation à un entretien préalable à une sanction pouvant aller jusqu'au licenciement
[Madame / Monsieur],
Nous envisageons à votre égard une sanction disciplinaire pouvant aller jusqu'au licenciement.
Nous vous convoquons à un entretien préalable le [date de l'entretien, au moins 5 jours ouvrables après la présentation de la lettre] à [heure de l'entretien], dans [lieu précis de l'entretien].
Vous pouvez vous faire assister par une personne de votre choix appartenant au personnel de l'entreprise [ou, en l'absence de représentants du personnel dans l'entreprise, par un conseiller du salarié inscrit sur la liste préfectorale, consultable à l'inspection du travail, adresse, et à la mairie de commune, adresse].
Nous vous prions d'agréer, [Madame / Monsieur], l'expression de nos salutations distinguées.
[Prénom Nom]
[Fonction]
Signature
Quand l'entretien préalable à une sanction est-il obligatoire ?
- Obligatoire pour toute sanction qui affecte la présence (mise à pied disciplinaire), la fonction (mutation disciplinaire), la carrière (rétrogradation) ou la rémunération du salarié.
- Facultatif pour un avertissement ou un blâme, sauf si la convention collective ou le règlement intérieur l'impose.
- Soumis aux règles du licenciement dès qu'un licenciement est envisagé, même comme une option parmi d'autres.
Dans le doute sur le niveau de sanction, choisissez la procédure la plus protectrice : la variante ci-dessus préserve la possibilité de licencier si l'entretien confirme la gravité des faits.
Délais : convocation, entretien, notification
- Convocation dans les 2 mois suivant la connaissance des faits par l'employeur (ou un supérieur hiérarchique ayant autorité sur le salarié).
- Entretien dans un délai raisonnable permettant au salarié de préparer sa défense et de trouver un assistant. Aucun minimum légal n'existe pour une sanction autre que le licenciement ; quelques jours sont recommandés. Si un licenciement est envisagé : 5 jours ouvrables minimum après présentation.
- Notification de la sanction au moins 2 jours ouvrables et au plus un mois après le jour de l'entretien, par lettre motivée.
Le délai d'un mois est impératif : au-delà, aucune sanction ne peut plus être prononcée pour ces faits. Si l'employeur doit recueillir l'avis d'une instance disciplinaire conventionnelle, ce délai peut être prolongé dans certaines conditions ; vérifiez votre convention collective.
Mutation ou rétrogradation : le salarié peut refuser
Une rétrogradation ou une mutation qui modifie le contrat de travail (rémunération, qualification, lieu de travail hors clause de mobilité) ne peut pas être imposée : l'employeur doit informer le salarié de sa faculté de refuser. En cas de refus, l'employeur peut prononcer une autre sanction, y compris un licenciement, à condition de convoquer à nouveau le salarié à un entretien préalable.
Dans les entreprises tenues d'avoir un règlement intérieur, la sanction doit figurer dans l'échelle des sanctions qu'il prévoit ; la mise à pied disciplinaire n'est licite que si le règlement en fixe la durée maximale.
Comment se déroule l'entretien ?
L'employeur expose les faits reprochés et la sanction envisagée, puis écoute les explications du salarié. Il ne doit pas annoncer une décision déjà prise. Il peut être accompagné d'une personne de l'entreprise, sans que l'entretien se transforme en confrontation. Rédigez un compte rendu factuel juste après l'entretien : il servira à motiver la sanction.
Si les faits sont d'une gravité telle que la présence du salarié est impossible pendant la procédure, notifiez une mise à pied conservatoire en même temps que la convocation.
Questions fréquentes
Faut-il indiquer les faits reprochés dans la convocation ?
Non, la loi n'exige que l'objet de l'entretien (une sanction est envisagée). Les griefs sont exposés oralement pendant l'entretien. Certains employeurs les résument pour permettre au salarié de préparer sa défense ; si vous le faites, restez factuel et n'annoncez pas la sanction retenue.
Que faire si le salarié ne vient pas à l'entretien ?
L'entretien est un droit pour le salarié, pas une obligation. S'il ne se présente pas, sans demander de report, vous pouvez notifier la sanction en respectant le délai de 2 jours ouvrables à un mois après la date prévue de l'entretien. Mentionnez son absence dans la lettre de sanction.
Le salarié est en arrêt maladie : peut-on le convoquer ?
Oui, la procédure disciplinaire peut être menée pendant un arrêt de travail pour des faits commis avant ou sans lien avec celui-ci. Fixez l'entretien en tenant compte des heures de sortie autorisées ; si le salarié ne peut se déplacer, proposez qu'il transmette ses explications par écrit.
Textes de référence
- Code du travail, article L1331-1 (définition de la sanction disciplinaire)
- Code du travail, article L1332-2 (entretien préalable et notification de la sanction)
- Code du travail, article L1332-4 (délai de 2 mois pour engager les poursuites)
- Code du travail, article L1321-1 (contenu du règlement intérieur)